gorges de l'herault

Pêche aux leurres sur l’Hérault en float tube – La descente paradisiaque

Depuis la livraison de nos nouveaux float tube JMC COMMANDO au magasin, nous avons une envie irrésistible d’aller les tester sur le terrain en action de pêche. Sébastien me propose une partie de pêche aux leurres sur l’hérault et aussitôt nous nous lançons dans l’organisation de notre journée (le choix du parcours et sa distance, les points de départ et d’arrivée, l’équipement de pêche nécessaire pour nous adapter à toutes les conditions). Ces quelques heures de préparatifs nous mettent le feu dans les jambes (vous allez bientôt comprendre pourquoi) et des rêves pleins la tête nous entrainant dans la descente de ce magnifique fleuve hérault.

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Le lendemain, nous nous retrouvons (Lionel et Sébastien) près de Saint Bauzille de Putois. Après avoir laissé un véhicule quelques kilomètres plus bas, nous commençons cette journée par le gonflage de nos deux float tube JMC COMMANDO, remarquables par leur couleur jaune dynamique, qui ne prendra que deux minutes seulement, grâce à un système de gonflage ultra rapide. Nous fixons ensuite les bretelles permettant de porter le float tube sur des kilomètres si nécessaire.

Nous nous équipons ensuite de sous-vêtements expédition JMC puis de nos waders respirants avec chaussures, indispensables pour marcher efficacement quelle que soit la distance à parcourir. J’espère que nous allons tenir le coup physiquement pour atteindre le point d’arrivée avant la nuit !

Les grandes poches zippées placées de chaque côté sur le float tube nous permettent de ranger plusieurs boites à leurres (poissons nageurs, leurres souples avec attractants et cuillères), des accessoires et bien sûr notre casse croûte pour midi. Sébastien a même pensé à une petite boisson pour l’appéritif. Voilà une riche idée.

Nous prenons deux cannes à leurres chacun, une canne spinning et une canne casting avec des moulinets équipés de tresse, fluorocarbone et agrafe. Nous sommes prêts à partir à l’aventure. Il ne reste plus qu’à fixer les palmes au float tube et à enfiler les bretelles pour porter le tout facilement.

Nous démarrons la marche jusqu’à la rivière sous un soleil radieux. Alors que nous passons à travers champs, Sébastien aperçoit au loin sur la ligne de crête une bête non identifiée qui semble nous observer… Avec ma grande expérience des animaux sauvages, je suis quelque peu inquiet car mon grand Fred dompteur et amoureux de bêtes en tous genres n’est pas là pour me protéger mais j’envisage de me percher sur le dos massif de Sébastien si besoin est !
Il semblerait que la bête n’ait pas voulu croiser notre route avec nos silhouettes bizarres d’hommes venus d’ailleurs. Seul un passant intrigué est venu nous voir sur le chemin pour nous demander ce que nous allions faire avec un pareil accoutrement. Nous poursuivons la marche en prenant quelques photos du beau paysage.

La montagne nous abritant très bien du vent, nous descendons paisiblement vers la rivière profitant de la douceur des températures. L’eau qui court se fait entendre de plus en plus et notre excitation commence à monter.

Il est temps de se mettre à l’eau pour chevaucher enfin ce float tube.

Aussitôt arrivés au bord de l’eau, nous fixons fermement nos palmes à l’aide des attaches rapides.

Sébastien est le premier à s’équiper puis il se lance dans le courant qui me semble assez fort pour un démarrage.

Je me demande alors si nous n’avons pas choisi un parcours trop difficile mais quand il faut y aller, il faut y aller. Je m’assois sans hésitation sur le float tube, ferme le filet noir placé devant moi à l’aide du scratch, pose mes deux cannes sur le côté gauche et commence à palmer dans le courant.

Les premières sensations sont très positives. La stabilité et la flottabilité du JMC COMMANDO sont parfaites. Je suis confortablement assis et le niveau de l’eau arrive largement en dessous de mes genoux. Je peux donc me déplacer sans être dans l’eau qui parfois est vraiment froide.C’est aussi le cas pour Sébastien visiblement très à l’aise sur sa monture malgré son grand gabarit.

Nous commençons la descente de l’hérault.

Au bout d’une centaine de mètres parcourus, la prise en main du float tube est réussie et nous nous amusons à le diriger dans toutes les directions en fonction des postes supposés où truites, perches et autres poissons blancs pourraient se tenir. Sébastien descend le long de la bordure de gauche et je descends côté droit. De temps en temps nous palmons à contre courant afin d’immobiliser le float tube pour faire quelques lancers sur le même poste avec nos leurres. C’est incroyable de voir avec quelle facilité on arrive à pêcher en statique malgré le courant. Cet engin est fabuleux. Si ce n’est pas déjà fait, il est grand temps de vous y mettre.

Nous avons emporté dans nos boites une sélection des plus beaux poissons nageurs du moment. Citons entre autres les ECOGEAR SX , MX, MW, les indispensables lames vibrantes VX,Les SMITH JADE, CAMION, CONTACT, LUNA, CHERRY BLOOD, les ADAMS SHAD et JERKBAIT, les MOLIX …

La descente continue et nous emmène vers un autre monde. Une eau cristalline sur fond émeraude parsemé de blocs rocheux entre lesquels naviguent plusieurs bancs de carpes à peine perturbées par notre passage. Elles nous offrent un tel spectacle que nous décidons de nous arrêter un moment pour profiter de leur valse majestueuse. C’est aussi pour ces moments privilégiés que nous aimons la pêche.

Le fleuve Hérault nous offre de magnifiques lieux de pêche avec ici une alternance de plats et de courants impressionnants pour certains. Sur toute la descente, seul celui ci nous obligera à quitter notre float tube pour contourner à pieds les imposants obstacles, malgré notre audace et la montée d’adrénaline. C’est promis, nous les passerons en float tube cet été.

Il est déjà 12h30, les rapides interrompant ponctuellement notre petite folie aventurière, il est temps de faire une pause déjeuner.
Nous calons les float tube sur une plage de galetsau bord de l’eau et en profitons pour admirer le paysage.

Pendant que je prends quelques photos, Sébastien a vu un gobage. Les insectes repérés plus haut (éphémères à corps jaune) font le repas de quelques poissons blancs et de truites certainement. Nous attaquons nous aussi notre repas pris dans les grandes poches du float tube. Elles ont conservé bien au sec vivres et matériel. Après un petit apéritif fort bien venu, Sébastien nous sort une savoureuse pizza dont il a le secret. Un vrai régal. Ce petit arrêt repas nous permet aussi d’échanger nos impressions sur la matinée qui est passée à toute vitesse. Nous sommes déjà conquis par cette nouvelle façon de pêcher, amusante et plus sportive.

Une heure s’est écoulée. Nous reprenons l’aventure avec la ferme intention d’attraper une truite. Nous prospectons les zones propices, à différentes profondeurs. Je pêche au poisson nageur ECOGEAR entre deux eaux et Sébastien pêche plus près du fond avec un poisson nageur SMITH. Soudain, il m’annonce avoir vu une truite de belle taille suivre son leurre pratiquement jusqu’au float tube. C’est bon signe.

Nous essayons différentes animations de nos leurres en variant les vitesses de récupération et les temps d’arrêt. Je tourne la tête et vois Sébastien ferrer en criant :” ça y est, j’en tiens une “. Le spectacle est grandiose. Je ne rate pas une miette de cet instant.

La canne (spinning) de Sébastien réagit à merveille aux coups de tête de la truite qui tente de regagner sa cache. Sébastien la contrôle bien en la faisant remonter près de la surface. Pendant que je palme pour le rejoindre, il ramène ce poisson tout en douceur avec un large sourire de plaisir.

Je saisis aussitôt mon appareil photo pour faire quelques clichés en souvenir de cette jolie truite fario à la robe brillante tachetée de points noirs. Le pêcheur est comblé.

Après avoir décroché le poisson nageur de sa gueule, Sébastien la relâche avec soin en espérant rejouer avec elle un jour.

Elle repart tranquillement pour notre plus grand plaisir vers les nombreuses caches entre les rochers. La remise à l’eau du poisson est toujours un moment important dans la partie de pêche.

Nous continuons la descente, passant quelques rapides en criant “yahou” comme des gamins. A un moment, j’ai même cru que Sébastien allait rester accroché aux branches d’un arbre immense débordant sur l’eau. Nous en avons ri aux éclats à plusieurs reprises.

La fin de l’après midi arrive à grands pas. Les touches ont été rares mais nous restons admiratifs devant ces paysages et la diversité du cadre tout au long du parcours. Le point d’arrivée se rapproche et les 4 kilomètres déjà parcourus nous ont bien calmé. Les jambes ne sont plus aussi vigoureuses qu’au départ ce matin.

De grands herbiers annoncent la fin de l’aventure. Nous regagnons la berge droit devant. Le défi de pêcher l’hérault en float tube sur près de 5 kilomètres en une journée est accompli. La prochaine fois, nous essaierons un autre parcours plus long.

Il ne nous reste plus qu’à vous saluer en espérant vous avoir donné envie de vivre les mêmes moments que ceux que nous venons de passer.

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